jeudi 7 avril 2011
dimanche 2 janvier 2011
De bien bonnes résolutions...
Bien ! Avant les bonnes résolutions 2011, faisons le point sur 2010. Hé oui ! Exposer publiquement mes bonnes résolutions de l’année écoulée ne pouvait que mener inévitablement à analyser leur accomplissement. Alors…j’ai tenu bon ou… ?
Améliorer mon côté manuel
Heu…j’ai rénové un appartement pendant 8 mois madame, ça compte ? OUI ! J’ai dépassé toutes mes limites : abattage de mur, peinture, saignées, pose de plaques d’isolation, vissage et dévissage, enduit, sciage, carrelage, etc. J’ai appris plus en 8 mois qu’en 28 années de vie ! Avec des déménagements à n’en plus finir et de multiple blessures de guerre, je crois qu’on peut le dire, résolution respectée !
Faire plus d’exercice physique
Heu…j’ai rénové un appartement pendant 8 mois madame, ça compte ? OUI ! Mais ce n’est pas tout ! J’ai suivi, tout seul comme un grand, un programme d’abdo (avec le ballon de femme enceinte, je l’avais promis, je l’ai fait !) pendant 4 mois. Bon, toujours pas de tablettes à l’horizon mais c’est déjà plus acceptable. Associé aux travaux, cela m’aura valu la perte de près 10Kg. Comme prévu, également, j’ai pris les escaliers au boulot quasiment tout le temps (personne n’est à l’abri d’une baisse de régime). J’ai pu remettre les pantalons de mes 18 ans…un vrai bonheur !
Se laisser vivre
Là, j’avoue qu’il y a eu un peu de laisser aller. L’appartement, toujours lui. A coups de grosses fatigues, j’ai souvent sombré dans le sommeil bien trop top. Plus le temps de voir les amis, plus d’énergie pour se laisser aller. Ceci dit, depuis octobre, j’ai récupéré mes heures perdues ! Lever tardif les week-ends, d’innombrables soirées avec les amis, des thalassos, des séances intensives de séries télé, des dimanches-pyjama. Je me suis même remis à la PS3 ! J’ai rattrapé quelques bouquins de retard et, depuis l’arrivée de mon petit piano, j’ai également retrouvé l’agilité de mes phalanges. Le sacrifice en valait la peine : j’ai maintenant un petit nid douillet où me laisser vivre !
Etre plus franc et honnête en toute diplomatie
Pour rappel : « Les gens peuvent entendre ce qu’on a à leur dire, ce que l’on pense vraiment, sans faux détour, sans mensonge même de bon cœur ». Ca, c’est fait ! Cela m’aura valu la disparition de quelques personnes…dommages collatéraux. Je vous conseille la manœuvre : elle permet de gagner beaucoup de temps, d’épargner beaucoup d’énergie et d’éviter bon nombre de frustration.
Etre créatif et débordant
Là aussi, je pense que la mission est accomplie. Entre les créations graphiques, les photos, les sites web, le piano et les petites idées qui explosent ici et là, je crois que j’ai fait ma part de créativité en 2010.
Et 2011 alors ?
Tout d’abord, continuer à tenir les bonnes résolutions de 2010…sauf la première ! Aucune envie de développer mon côté bricolo cette année. Non, n’insistez pas, c’est définitif ! Pas de clous, pas de vis, pas de plaques d'isolation. Pour le reste, je vais tout faire pour maintenir le cap ! Ensuite…
Donner une seconde vie à Onirys
2010 n’a pas vraiment été l’apogée pour mon petit bébé. J’ai plein de projets que je compte bien prendre enfin le temps de réaliser. Je vise une réouverture pour février 2011… Allez, on s’accroche !
2 articles par mois sur « Vous d’abord ! »
En 2010, c’est principalement « Laurent et John rénovent » qui a vécu. Car 5 articles en 2010 sur « Vous d’abord ! », c’est mal. C’est très mal. Je vise donc les 24 articles en 2011…2 par mois…je sais, je suis dingue mais j’ai envie d’essayer. Hop, et de 1!
Arrêter de dépenser de l’énergie inutilement
2010 a été une année riche en apprentissage. Mon côté bon samaritain associé à ma nature passionnée me fait régulièrement m’accrocher aux personnes en difficulté. Du mal d’amour à la crise existentielle, de la déprime passagère à la crise financière, j’essaye tant bien que mal d’aider ceux que j’aime pour qu’ils (re)trouvent leur part de bonheur. Ceci dit, je me suis aperçu cette année écoulée que j’ai dépensé une quantité d’énergie phénoménale pour des personnes qui, au final, ne font rien pour s’en sortir. Corollaire : beaucoup de cette énergie s’envole également pour tenter de maintenir des amitiés avec des gens qui, semble-t-il, n’ont pas réellement envie d’y mettre du leur. J’ai donc décidé que 2011 serait dédiée à tous ceux qui rendent ma vie meilleure au quotidien, ceux qui prennent des nouvelles, ceux qui proposent, ceux qui inondent de sourires, ceux qui sont présents, ceux qui s’accrochent, ceux qui en veulent. Tant pis pour les autres. C’est dur ? Oui, madame, mais la vie, c’est ça aussi !
Voyages, voyages…
Cette année je veux bouger ! Je veux revoir mes amis Erasmus, je veux revoir mon Irlande de cœur. Je veux me faire de petits week-end dépaysants et découvrir les trésors du pays. J’ai envie que mon appareil photos chauffe devant les paysages que je traverserai ! Israël et l’Irlande sont déjà au programme. Le reste suivra… !
Repositionnement professionnel
J’aime mon boulot. J’adore mon boulot. Mais il arrive, comme à tout le monde, que mon boulot me sorte par les yeux. Pourquoi ? Principalement pour deux raisons. La première est que je me laisse souvent dépasser par mes envies. La seconde est que je suis régulièrement frustré de ne pas arriver aux accomplissements désirés. Je vais donc réorganiser ma trajectoire pour, d’une part, utiliser mon énergie efficacement sur des projets porteurs et, d’autre part, parvenir à des réalisations concrètes. Advienne que pourra…
Développer davantage mes compétences graphiques
C’est un monde qui me passionne. Et je pense, au final, que c’est là que je dois finir. Photographie, dessin vectoriel, mise en page, site web, flyers, cartes de visite, etc. tout cela coule définitivement dans mes veines. Alors cette année, je vais tenter de me faire un petit programme structuré d’apprentissage et de formation pour compléter mes compétences.
30 before 30
Le 24 février prochain, j’aurai 29 ans. Et 29 ans, c’est un an avant 30 ans. Et 30 ans, c’est un cap, quoi qu’on en dise. En tout cas, pour moi, ça l’est. C’est pourquoi j’ai commencé une petite liste des 30 choses qu’il faut absolument que je fasse avant mes 30 ans. Toutes vos idées sont les bienvenues !! Publication de la liste prochainement sur le blog…enfin…les points qui seront publiables, du moins !! :D
Améliorer mon côté manuel
Heu…j’ai rénové un appartement pendant 8 mois madame, ça compte ? OUI ! J’ai dépassé toutes mes limites : abattage de mur, peinture, saignées, pose de plaques d’isolation, vissage et dévissage, enduit, sciage, carrelage, etc. J’ai appris plus en 8 mois qu’en 28 années de vie ! Avec des déménagements à n’en plus finir et de multiple blessures de guerre, je crois qu’on peut le dire, résolution respectée !
Faire plus d’exercice physique
Heu…j’ai rénové un appartement pendant 8 mois madame, ça compte ? OUI ! Mais ce n’est pas tout ! J’ai suivi, tout seul comme un grand, un programme d’abdo (avec le ballon de femme enceinte, je l’avais promis, je l’ai fait !) pendant 4 mois. Bon, toujours pas de tablettes à l’horizon mais c’est déjà plus acceptable. Associé aux travaux, cela m’aura valu la perte de près 10Kg. Comme prévu, également, j’ai pris les escaliers au boulot quasiment tout le temps (personne n’est à l’abri d’une baisse de régime). J’ai pu remettre les pantalons de mes 18 ans…un vrai bonheur !
Se laisser vivre
Là, j’avoue qu’il y a eu un peu de laisser aller. L’appartement, toujours lui. A coups de grosses fatigues, j’ai souvent sombré dans le sommeil bien trop top. Plus le temps de voir les amis, plus d’énergie pour se laisser aller. Ceci dit, depuis octobre, j’ai récupéré mes heures perdues ! Lever tardif les week-ends, d’innombrables soirées avec les amis, des thalassos, des séances intensives de séries télé, des dimanches-pyjama. Je me suis même remis à la PS3 ! J’ai rattrapé quelques bouquins de retard et, depuis l’arrivée de mon petit piano, j’ai également retrouvé l’agilité de mes phalanges. Le sacrifice en valait la peine : j’ai maintenant un petit nid douillet où me laisser vivre !
Etre plus franc et honnête en toute diplomatie
Pour rappel : « Les gens peuvent entendre ce qu’on a à leur dire, ce que l’on pense vraiment, sans faux détour, sans mensonge même de bon cœur ». Ca, c’est fait ! Cela m’aura valu la disparition de quelques personnes…dommages collatéraux. Je vous conseille la manœuvre : elle permet de gagner beaucoup de temps, d’épargner beaucoup d’énergie et d’éviter bon nombre de frustration.
Etre créatif et débordant
Là aussi, je pense que la mission est accomplie. Entre les créations graphiques, les photos, les sites web, le piano et les petites idées qui explosent ici et là, je crois que j’ai fait ma part de créativité en 2010.
Et 2011 alors ?
Tout d’abord, continuer à tenir les bonnes résolutions de 2010…sauf la première ! Aucune envie de développer mon côté bricolo cette année. Non, n’insistez pas, c’est définitif ! Pas de clous, pas de vis, pas de plaques d'isolation. Pour le reste, je vais tout faire pour maintenir le cap ! Ensuite…
Donner une seconde vie à Onirys
2010 n’a pas vraiment été l’apogée pour mon petit bébé. J’ai plein de projets que je compte bien prendre enfin le temps de réaliser. Je vise une réouverture pour février 2011… Allez, on s’accroche !
2 articles par mois sur « Vous d’abord ! »
En 2010, c’est principalement « Laurent et John rénovent » qui a vécu. Car 5 articles en 2010 sur « Vous d’abord ! », c’est mal. C’est très mal. Je vise donc les 24 articles en 2011…2 par mois…je sais, je suis dingue mais j’ai envie d’essayer. Hop, et de 1!
Arrêter de dépenser de l’énergie inutilement
2010 a été une année riche en apprentissage. Mon côté bon samaritain associé à ma nature passionnée me fait régulièrement m’accrocher aux personnes en difficulté. Du mal d’amour à la crise existentielle, de la déprime passagère à la crise financière, j’essaye tant bien que mal d’aider ceux que j’aime pour qu’ils (re)trouvent leur part de bonheur. Ceci dit, je me suis aperçu cette année écoulée que j’ai dépensé une quantité d’énergie phénoménale pour des personnes qui, au final, ne font rien pour s’en sortir. Corollaire : beaucoup de cette énergie s’envole également pour tenter de maintenir des amitiés avec des gens qui, semble-t-il, n’ont pas réellement envie d’y mettre du leur. J’ai donc décidé que 2011 serait dédiée à tous ceux qui rendent ma vie meilleure au quotidien, ceux qui prennent des nouvelles, ceux qui proposent, ceux qui inondent de sourires, ceux qui sont présents, ceux qui s’accrochent, ceux qui en veulent. Tant pis pour les autres. C’est dur ? Oui, madame, mais la vie, c’est ça aussi !
Voyages, voyages…
Cette année je veux bouger ! Je veux revoir mes amis Erasmus, je veux revoir mon Irlande de cœur. Je veux me faire de petits week-end dépaysants et découvrir les trésors du pays. J’ai envie que mon appareil photos chauffe devant les paysages que je traverserai ! Israël et l’Irlande sont déjà au programme. Le reste suivra… !
Repositionnement professionnel
J’aime mon boulot. J’adore mon boulot. Mais il arrive, comme à tout le monde, que mon boulot me sorte par les yeux. Pourquoi ? Principalement pour deux raisons. La première est que je me laisse souvent dépasser par mes envies. La seconde est que je suis régulièrement frustré de ne pas arriver aux accomplissements désirés. Je vais donc réorganiser ma trajectoire pour, d’une part, utiliser mon énergie efficacement sur des projets porteurs et, d’autre part, parvenir à des réalisations concrètes. Advienne que pourra…
Développer davantage mes compétences graphiques
C’est un monde qui me passionne. Et je pense, au final, que c’est là que je dois finir. Photographie, dessin vectoriel, mise en page, site web, flyers, cartes de visite, etc. tout cela coule définitivement dans mes veines. Alors cette année, je vais tenter de me faire un petit programme structuré d’apprentissage et de formation pour compléter mes compétences.
30 before 30
Le 24 février prochain, j’aurai 29 ans. Et 29 ans, c’est un an avant 30 ans. Et 30 ans, c’est un cap, quoi qu’on en dise. En tout cas, pour moi, ça l’est. C’est pourquoi j’ai commencé une petite liste des 30 choses qu’il faut absolument que je fasse avant mes 30 ans. Toutes vos idées sont les bienvenues !! Publication de la liste prochainement sur le blog…enfin…les points qui seront publiables, du moins !! :D
Me reste à vous souhaiter, comme chaque année, d'entreprendre celle-ci avec coeur et passion. Ne subissez pas votre vie mais attrapez-la des deux mains et modelez-la. Chacun à le pouvoir de se sculpter son bout de bonheur...et ce serait dommage de ne pas en profiter.
Simplicité et légèreté, deux beaux mots d'ordre pour 2011!
vendredi 31 décembre 2010
La thalasso pour les gays
Des gays en goguette (essayez de dire ça 12 fois d’affilée) qui se prennent une journée de chouchoutage en thalasso, ça devient assez commun. Ceci dit, certains centres, il faut le croire, n’ont pas encore intégré ces nouvelles mœurs à leurs habitudes. C’est ainsi qu’on assiste parfois à des moments cocasses. Le ridicule ne tue pas, bien heureuses soient les masseuses…
C’est ainsi qu’un beau matin de novembre absolument dégueulasse, nous avons pénétré dans la somptueuse Compagnie des Indes pour une journée de détente et de petits soins, loin de la grisaille. Arrivés au comptoir, déjà, Margueritte (nous l’appellerons comme ça) nous observe d’un air circonspect (le mot est très laid mais il veut dire ce qu’il veut dire).
- Donc vous avez réservé la formule Flair
- C’est bien ça.
- Tous les deux.
- Oui, oui !
- En même temps…
- …oui !
- Han !
Passé cette micro gêne de Margueritte qui n’était, sur le coup, pas très sûre que le programme « Monsieur/Madame » puisse se transformer en « Double croque-monsieur », la dame nous amène au vestiaire pour que nous puissions enfiler nos maillots, nos peignoirs ET nos adorables petites pantoufles blanches en mousse qui semblent dire : « Oh ! Chère amie ! Apportez-moi donc un thé menthe-hibiscus avant ma manucure ! ». Emballés dans nos merveilleux peignoirs, une charmante demoiselle nous conduit à l’espace privatif : sauna, jacuzzi, 4 lits (c’est là que je me suis dit qu’ils n’avaiten pas l’esprit si fermé que ça…) et un petit bar. Je passerai sur la porte du sauna qui ne se ferme pas, le jacuzzi qui mousse (en extérieur, s’il vous plaît, pour une séance de jacu-tempête belge avec vent, pluie et feuilles mortes dans la tronche) et la porte-fenêtre armée d’un morceau de carton sans lequel on se retrouverait enfermé dehors. Un gay étant de bonne composition, nous avons pris sur nous et attendu la suite des soins que nous espérions de meilleure qualité.
Premier massage en duo. La demoiselle nous invite à passer en « cabine » (Messieurs et messieurs, bienvenus à bord de cet appareil pour le vol 617 à destination du Paradis !). La jeune fille, manifestement imperturbable, nous accompagne et, telle une hôtesse de l’air, sculptée par l’habitude, nous énonce les consignes de…sécurité ?
- Vous pouvez entrer, enlever vois peignoirs et les poser sur le petit porte-manteau à votre gauche (dans un centre de thalasso, tout est « petit », ça fait mieux). Vous pouvez vous allonger chacun sur une table et enlever le haut de votre maillot…
Avant d’enlever le haut de mon maillot (que je n’avais cependant pas mis pour l’occasion), nous jetons une face interrogatrice à Bernadette (oui, voilà, c’est comme ça), qui semble, dans un premier temps, ne pas comprendre notre sourire. Bien vite, elle se reprend :
- Oh pardon ! Heu…c’est l’habitude, hein. Donc ben…vous pouvez garder votre maillot alors…
Après une séance divine de massage, nous sommes amenés en salle de relaxation. Un petit endroit très cosy, lumières tamisées, banquettes confortables, le tout organisé en trois parties, séparées par des portes ouvertes. Et là, dans la partie 1 (alors que nous sommes à côté, en train de prendre notre petit thé et de manger notre petite truffe), Gilbert (manifestement mal à l’aise) et Jeannine (complètements à l’aise, d’ailleurs, elle précisera qu’elle aurait bien enlevé son maillot…mais Gilbert n’était pas forcément pour…) terminent leur repas. Hé oui, il n’y a pas d’espace privatif pour tout le monde, pas de restaurant, il fallait bien qu’ils mangent quelque part. Deux demoiselles, charmantes mais un peu blondes, réalisent que l’aménagement de fortune est un peu incommodant et décident de venir enlever la table. Et là, c’est la relaxation ultime : vas-y que je te retourne la table dans tout les sens, et vas-y que la table ne passe pas par la porte, et vas-y que je bouscule les vases…tout en finesse et en sourire, bien entendu !
- Mais comment ça se féééé que ça passe pas !
- Han ché pas moi, c’est pas moi qui l’a mis, da. (C’était à Gerpines…)
- * sourire béat aux clients * Ne vous inquiétez pas, on va libérer votre espace dans un instant.
- Mais oui mais comment veux-tu ?
Après quelques essais infructueux, deux appels à un ami et un 50/50, la table est enfin évacuée et la pièce de relaxation se remet lentement de ses émotions…lorsque soudain, on m’appelle pour mon bain de vapeur et peeling coco…
Un jeune dame (hé oui, encore une, elles sont 28) m’accompagne alors dans la pièce très sombre. Un appareil de torture dans lequel je vais me glisser trône sur un sol de bois. A ses côtés, un siège avec une serviette et…un petit ( !) paquet mystérieux. La dame se tortille les doigts nerveusement avant de commencer son explication.
- Voilà heu…bon, vous allez enlever votre peignoir…et puis aussi votre maillot…
Comme un bon passager à qui on demanderait de mettre sa ceinture, je m’exécute, faisant fi de la nudité. J’aurais dû attendre…
- Non, non ! Pas tout suite, attendez, je n’ai pas fini.
- Au temps pour moi…
- Quand je serai sortie ( !), vous enlèverez votre maillot et vous allez mettre le…(elle pointe le petit paquet)…le string jetable…
- Hein ?
- Oui, dans le petit paquet, c’est un petit string jetable.
- Ha.
- Oui.
- Hmmm.
- Oui.
- … ??
- Alors bon, hein heu…bon, il faut le mettre à l’endroit hein.
- A l’endroit ?
- Oui…le grand côté devant…Parce que bon…on a déjà eu des problèmes…alors ben oui forcément, en mettant la ficelle devant ben ça dépasse hein, c’est normal.
- …Han han…
- Alors bon, maintenant, si ça dépasse quand même, c’est pas grave, on n’a l’habitude…
- Ha ben si vous avez l’habitude alors…
C’est ainsi que pour la première fois de ma vie, j’enfilais un string jetable, hautement inconfortable et complètement inesthétique. L’histoire ne dira pas si quoi que ce soit dépassait…
Lentement mais sûrement, la journée se termine. Bien que la rumeur des « deux monsieurs » se répande depuis plusieurs heures, tout le personnel ne nous a pas encore croisé. Mon dernier soin terminé, je pars au vestiaire pour retrouver une allure convenable et attendre mon monsieur, celui-là même qui termine également sa dernière aventure thalasso du jour. Il est raccompagné par Gisèle, un peu gentille, qui ne manque pas de lui dire : « Voilà, vous pouvez aller au vestiaire, Madame ne va pas tarder à vous rejoindre ». Laurent ne manquera pas de lui signaler qu’il va rejoindre un monsieur et Gisèle, de bégayer : « Oh ! Je suis sotte ! Je n’avais pas vu…je…savais pas… ». Le tout ponctué d’un petit rire nerveux et délicat, suivi d’une fuite en bonne et due forme.
A la sortie, quand Margueritte nous a demandé : « Tout s’est bien déroulé…messieurs ? ». Nous avons échangé un regard amusé et, après quelques secondes de réflexion, avons lâché un « oui, très bien » de compassion.
Bref, n’oubliez pas d’enlever le haut de votre maillot quand vous allez en thalasso… !
C’est ainsi qu’un beau matin de novembre absolument dégueulasse, nous avons pénétré dans la somptueuse Compagnie des Indes pour une journée de détente et de petits soins, loin de la grisaille. Arrivés au comptoir, déjà, Margueritte (nous l’appellerons comme ça) nous observe d’un air circonspect (le mot est très laid mais il veut dire ce qu’il veut dire).
- Donc vous avez réservé la formule Flair
- C’est bien ça.
- Tous les deux.
- Oui, oui !
- En même temps…
- …oui !
- Han !
Passé cette micro gêne de Margueritte qui n’était, sur le coup, pas très sûre que le programme « Monsieur/Madame » puisse se transformer en « Double croque-monsieur », la dame nous amène au vestiaire pour que nous puissions enfiler nos maillots, nos peignoirs ET nos adorables petites pantoufles blanches en mousse qui semblent dire : « Oh ! Chère amie ! Apportez-moi donc un thé menthe-hibiscus avant ma manucure ! ». Emballés dans nos merveilleux peignoirs, une charmante demoiselle nous conduit à l’espace privatif : sauna, jacuzzi, 4 lits (c’est là que je me suis dit qu’ils n’avaiten pas l’esprit si fermé que ça…) et un petit bar. Je passerai sur la porte du sauna qui ne se ferme pas, le jacuzzi qui mousse (en extérieur, s’il vous plaît, pour une séance de jacu-tempête belge avec vent, pluie et feuilles mortes dans la tronche) et la porte-fenêtre armée d’un morceau de carton sans lequel on se retrouverait enfermé dehors. Un gay étant de bonne composition, nous avons pris sur nous et attendu la suite des soins que nous espérions de meilleure qualité.
Premier massage en duo. La demoiselle nous invite à passer en « cabine » (Messieurs et messieurs, bienvenus à bord de cet appareil pour le vol 617 à destination du Paradis !). La jeune fille, manifestement imperturbable, nous accompagne et, telle une hôtesse de l’air, sculptée par l’habitude, nous énonce les consignes de…sécurité ?
- Vous pouvez entrer, enlever vois peignoirs et les poser sur le petit porte-manteau à votre gauche (dans un centre de thalasso, tout est « petit », ça fait mieux). Vous pouvez vous allonger chacun sur une table et enlever le haut de votre maillot…
Avant d’enlever le haut de mon maillot (que je n’avais cependant pas mis pour l’occasion), nous jetons une face interrogatrice à Bernadette (oui, voilà, c’est comme ça), qui semble, dans un premier temps, ne pas comprendre notre sourire. Bien vite, elle se reprend :
- Oh pardon ! Heu…c’est l’habitude, hein. Donc ben…vous pouvez garder votre maillot alors…
Après une séance divine de massage, nous sommes amenés en salle de relaxation. Un petit endroit très cosy, lumières tamisées, banquettes confortables, le tout organisé en trois parties, séparées par des portes ouvertes. Et là, dans la partie 1 (alors que nous sommes à côté, en train de prendre notre petit thé et de manger notre petite truffe), Gilbert (manifestement mal à l’aise) et Jeannine (complètements à l’aise, d’ailleurs, elle précisera qu’elle aurait bien enlevé son maillot…mais Gilbert n’était pas forcément pour…) terminent leur repas. Hé oui, il n’y a pas d’espace privatif pour tout le monde, pas de restaurant, il fallait bien qu’ils mangent quelque part. Deux demoiselles, charmantes mais un peu blondes, réalisent que l’aménagement de fortune est un peu incommodant et décident de venir enlever la table. Et là, c’est la relaxation ultime : vas-y que je te retourne la table dans tout les sens, et vas-y que la table ne passe pas par la porte, et vas-y que je bouscule les vases…tout en finesse et en sourire, bien entendu !
- Mais comment ça se féééé que ça passe pas !
- Han ché pas moi, c’est pas moi qui l’a mis, da. (C’était à Gerpines…)
- * sourire béat aux clients * Ne vous inquiétez pas, on va libérer votre espace dans un instant.
- Mais oui mais comment veux-tu ?
Après quelques essais infructueux, deux appels à un ami et un 50/50, la table est enfin évacuée et la pièce de relaxation se remet lentement de ses émotions…lorsque soudain, on m’appelle pour mon bain de vapeur et peeling coco…
Un jeune dame (hé oui, encore une, elles sont 28) m’accompagne alors dans la pièce très sombre. Un appareil de torture dans lequel je vais me glisser trône sur un sol de bois. A ses côtés, un siège avec une serviette et…un petit ( !) paquet mystérieux. La dame se tortille les doigts nerveusement avant de commencer son explication.
- Voilà heu…bon, vous allez enlever votre peignoir…et puis aussi votre maillot…
Comme un bon passager à qui on demanderait de mettre sa ceinture, je m’exécute, faisant fi de la nudité. J’aurais dû attendre…
- Non, non ! Pas tout suite, attendez, je n’ai pas fini.
- Au temps pour moi…
- Quand je serai sortie ( !), vous enlèverez votre maillot et vous allez mettre le…(elle pointe le petit paquet)…le string jetable…
- Hein ?
- Oui, dans le petit paquet, c’est un petit string jetable.
- Ha.
- Oui.
- Hmmm.
- Oui.
- … ??
- Alors bon, hein heu…bon, il faut le mettre à l’endroit hein.
- A l’endroit ?
- Oui…le grand côté devant…Parce que bon…on a déjà eu des problèmes…alors ben oui forcément, en mettant la ficelle devant ben ça dépasse hein, c’est normal.
- …Han han…
- Alors bon, maintenant, si ça dépasse quand même, c’est pas grave, on n’a l’habitude…
- Ha ben si vous avez l’habitude alors…
C’est ainsi que pour la première fois de ma vie, j’enfilais un string jetable, hautement inconfortable et complètement inesthétique. L’histoire ne dira pas si quoi que ce soit dépassait…
Lentement mais sûrement, la journée se termine. Bien que la rumeur des « deux monsieurs » se répande depuis plusieurs heures, tout le personnel ne nous a pas encore croisé. Mon dernier soin terminé, je pars au vestiaire pour retrouver une allure convenable et attendre mon monsieur, celui-là même qui termine également sa dernière aventure thalasso du jour. Il est raccompagné par Gisèle, un peu gentille, qui ne manque pas de lui dire : « Voilà, vous pouvez aller au vestiaire, Madame ne va pas tarder à vous rejoindre ». Laurent ne manquera pas de lui signaler qu’il va rejoindre un monsieur et Gisèle, de bégayer : « Oh ! Je suis sotte ! Je n’avais pas vu…je…savais pas… ». Le tout ponctué d’un petit rire nerveux et délicat, suivi d’une fuite en bonne et due forme.
A la sortie, quand Margueritte nous a demandé : « Tout s’est bien déroulé…messieurs ? ». Nous avons échangé un regard amusé et, après quelques secondes de réflexion, avons lâché un « oui, très bien » de compassion.
Bref, n’oubliez pas d’enlever le haut de votre maillot quand vous allez en thalasso… !
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