jeudi 26 février 2009

L’émulsion par l’humour

Quand on décide de nommer son blog « Vous d’abord », la règle c’est de parler un peu de soi et beaucoup des autres. Après tout, on ne se découvre véritablement que dans le regard de ceux qui nous entourent. Comme dirait l’autre : c’est vrée ! (orthographe sous ©). Hier, j’ai failli m’endormir avec mon cadeau d’anniversaire sur le dos : un t-shirt unique et totalement époustouflant, libellé à l’avant « Heu…on se touche ? » et à l’arrière « I love Carrie »…

Mais qui est Carrie et pourquoi se toucher ?

Carrie, c’est un délire ambulant. C’est un concept tout en douceur et en extravagance. Carrie, c’est ma copine à moi. Elle fait du tiramisu au spéculoos, elle apporte le Times Up, elle réinvente Lucas Federer ou Brigitte Betancourt, elle se déguise en miss Tournai, elle travaille avec des gens pas tout net et quand elle quitte ma maison, la tristesse dans les yeux, elle ponctue son au revoir d’un « c’était bien gaie en tout cas »… Ca, c’est Carrie.

Et quand elle se retrouve en vidéoconférence avec Tel Aviv et qu’elle apprend que les juifs reçoivent, en plus de leur prénom, un prénom juif, elle sautille, tout en spontanéité pour crier : « Ouii ! Mimisiku ! »

La thérapie par le rire, j’adhère, j’adore. Une journée où l’on ne rit pas est une journée perdue… c’est pourquoi, un mercredi de temps à autres, je sèche mon cours de macramé pour accueillir en notre logis une grosse vague de boost-moral. Vous mettez des gens dans une pièce, des jeux de société débile, un appareil photo numérique, vous mettez sur la table des Grills et des chips au fromage, vous arrosez d’une larme apéritive et d’une bonne dose de fatigue. Vous secouez le tout et bizarrement, ça émulsionne. Ca pétille, ça se mélange, ça change de couleur et au final, ça explose. C’est l’émulsion par l’humour.

La recette, simple et originale, est vivement conseillée dans les cas de dépression intense, de neurasthénie passagère, de déprime météorologique ou d’eczéma de type 2. Et pour bien préparer l’émulsion, je vous conseille de commencer par ici : http://leblogdecarrie.blogspot.com/ juste histoire de vous faire la main. (ceci n’a cependant aucune connotation sexuelle)

J’ai finalement enlevé le T-shirt pour ne pas trop le froisser et me suis endormi paisible et serein, fatigué d’avoir ri de si bon cœur.

Et voilà comment vous ne saurez jamais pourquoi il y est écrit : « Heu…on se touche ? »


mercredi 25 février 2009

Envolée Citrique Inaugurale

Je me souviens, enfant, de ces sensations rares et effrayantes que sont celles de déposer sur la langue un bonbon citrique. Rares, car les parents bienveillants sont à l'affût de la moindre carie; effrayantes car elle présuppose une crispation des muscles du visages, un picotement dans la bouche, une larme qui coule de l’œil. Bravant les interdits, je me procurais parfois une douzaine de gommes acidulées, toutes plus colorées les unes que les autres, et je me remplissais la bouche jusqu’à ne plus pouvoir en mettre un seul. Là, je sentais mon cœur battre, ma papilles s’affoler, mes lèvres se crisper : je vivais l’envolée citrique…

A l’instar d’une envolée lyrique, l’envolée citrique se laisse présager. Elle ne semble pas toujours utile mais elle procure une émotion particulière que l’on ne peut associer à rien d’autre. Elle permet de recréer un état unique, comme si elle en était le seul interrupteur. Ce blog, c’est mon envolée citrique. C’est partager ces moments incongrus qui provoquent sourires et émotions, étonnement et questionnements. C’est succomber à mon envie d’écrire tout en partageant l’incongru, le drôle, l’impossible, l’improbable.

J’y mettrai tout et rien, voire peut-être aussi d’autres choses, dans un désordre déambulatoire, sur équilibre instable. J’inventerai des mots et des personnages, je jurerai sur l’honneur et en présence de mon avocat, je ferai des « praïvette djôque », je mettrai des photos que tout le monde se demandera pourquoi que je l’ai mis (sauf Marie-Couette) et par-dessus tout, je ferai ce que je veux car après tout, c’est MON blog (b****l de m***e !).

Mais une chose est encore plus sûre (notez le lien avec l’envolée citrique…hum !), c’est qu’avant de parler de moi, ce sera de vous, d’abord !